Avis clients

Ce que mes lecteurs disent de mes écrits

Les histoires de m. carré m'ont profondément touché, chaque page est un voyage émotionnel intense.

Léa M.
A cozy reading nook with a stack of books and a warm cup of tea by a window.
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Paris

J’adore la façon dont m. carré capture les nuances des émotions humaines, c’est à la fois sincère et captivant.

An open notebook with handwritten notes and a pen resting on a wooden desk.
An open notebook with handwritten notes and a pen resting on a wooden desk.
Marc D.

Lyon

★★★★★
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Mes ouvrages

Plongez dans mes récits et créations littéraires.

Points & cafés froids

Titre : Points verts et cafés froids
Auteur : Frédéric Laronde
Illustratrice : Hélène Laronde
Genre : Récit / Chroniques pédagogiques / Témoignage

Points & Cafés froids — Le livre complet

Dans un collège périurbain de Gironde, il existe une salle qui ne ressemble à aucune autre. La B04. Ses tables sont bancales, sa photocopieuse clignote en rouge, et le café de l'enseignant y refroidit invariablement avant d'être bu. C'est là, dans ce lieu imparfait mais profondément humain, que M. Carré enseigne depuis plus de douze ans en ULIS — Unité Localisée pour l'Inclusion Scolaire — auprès d'adolescents que l'institution qualifie pudiquement d'élèves « à besoins éducatifs particuliers ».
Dyslexiques, autistes, anxieux, rêveurs, cabossés par la vie : ces élèves arrivent parfois à reculons, la tête basse, convaincus qu'ils n'ont pas leur place au collège. Certains parlent fort, d'autres presque pas. Mais tous portent une étincelle fragile que l'école devrait protéger plutôt qu'éteindre.
Points & Cafés froids est le récit de ces journées qui ne font pas de bruit. Des chroniques tour à tour drôles, poignantes, lucides et parfois révoltées, nées de douze années d'observation, de doutes, d'ajustements et de recommencements. L'auteur y raconte un métier où les progrès ne se mesurent pas en mètres, ni même en centimètres, mais en millimètres — ces avancées minuscules qui ne remplissent aucun tableau de bord, ne font aucun titre de presse, mais qui, mises bout à bout, empêchent des chutes.
Le livre s'organise autour de quatre couleurs — vert, jaune, orange, rouge — empruntées au système d'évaluation par compétences. Mais sous la plume de M. Carré, ces couleurs débordent largement de leur cadre scolaire. Elles deviennent une cartographie des parcours d'élèves et de la condition enseignante. Le vert raconte la réussite, mais aussi la question de ce que l'école valorise vraiment. Le jaune dit l'effort avant les résultats, cette couleur plus chaude où un point obtenu avec acharnement vaut bien plus qu'un vert donné sans effort. L'orange est la couleur de la persévérance discrète, peu célébrée, sans laquelle aucune victoire n'est possible. Le rouge, enfin, n'est pas un verdict : c'est un signe de vie, une balise qui marque une étape, le début d'un chemin plutôt que sa fin. Car ces couleurs n'existent jamais seules. Elles circulent, se transforment, s'éclairent mutuellement. Un point rouge contient en germe un point orange, puis un jaune, puis un vert. Enseigner en ULIS, c'est accepter de voir ce que d'autres ne voient pas encore — croire que derrière un rouge se cache une promesse.
Au-delà du récit de classe, l'ouvrage pose un regard sans concession sur l'état de l'école inclusive en France, vingt ans après la loi de 2005. Il interroge une institution qui parle d'inclusion dans des réunions où aucun enfant n'est invité, qui évalue les élèves en couleurs mais n'évalue jamais le poids que portent ceux qui les accompagnent. Une institution qui ferme des structures spécialisées, multiplie les injonctions, réduit les moyens, et demande à des enseignants épuisés de transformer chaque difficulté en miracle — avec des formulaires pour seule réponse.
Mais ce livre n'est ni un pamphlet ni une complainte. C'est un acte de résistance tranquille, nourri de lectures pédagogiques, de rencontres, et surtout d'une conviction : tant qu'un enfant progresse — même d'un mot, même d'un sourire, même d'un point jaune obtenu avec labeur —, c'est qu'il est à sa place. Et tant qu'il y aura des élèves pour apprendre, il restera toujours quelque chose à enseigner.
L'écriture mêle récit littéraire, réflexion pédagogique et engagement citoyen. Les illustrations d'Hélène Laronde, enseignante et artiste, prolongent ces chroniques d'un regard sensible et lumineux.
Un livre pour les enseignants, les AESH, les parents, les professionnels de l'éducation — et pour tous ceux qui croient encore que l'école peut être autre chose qu'une machine à trier.

L'ÉCOLE, MALGRÉ TOUT
Chronique de l'inclusion au quotidien

Vingt ans après la loi de 2005 sur l'inclusion scolaire, que se passe-t-il vraiment dans une classe ULIS qui accueille des élèves en situation de handicap ?

Frédéric Laronde, enseignant spécialisé depuis douze ans, raconte sans filtre le quotidien de l'école inclusive : Luc qui apprend à lire, Thomas qui lutte contre ses angoisses, les parents qui se battent, les profs qui tiennent bon. Malgré tout.

Entre histoires vraies et références pédagogiques, ce livre dresse un bilan lucide : ce qui marche, ce qui coince, ce qui reste à construire. Sans angélisme, mais avec tendresse.

Pour les enseignants, les parents, les étudiants, et tous ceux qui veulent comprendre l'inclusion telle qu'elle est vraiment.

Chez les Carré — 2026, une année charnière

Un matin de décembre, dans une maison du Bordelais, un père prépare le café en attendant que ses enfants reviennent. Mathis arrive de Poitiers avec ses examens en suspens et sa solitude d'étudiant. Yan descend du train de Montpellier, épuisé par la prépa, tiraillé entre l'ambition et un couple qui commence à le serrer. Lucie, seize ans, guette ses frères avec une joie entière. Et Hélène, la mère, traverse cette journée en portant ce que personne ne voit : le deuil silencieux d'un métier qui l'a brisée et la reconstruction qui n'en est qu'à ses débuts.

Cinq voix racontent la même journée. Aucune ne voit la même chose. Le père lit l'inquiétude de son fils dans un geste de portière. Le fils, lui, redoute surtout le regard paternel. Yan envoie cinquante messages pour s'assurer que quelqu'un l'attend, puis fait semblant de n'avoir besoin de personne. Les perspectives se superposent, s'éclairent, révèlent les angles morts de chaque conscience.

Pas de drame spectaculaire. La tension est celle du temps qui passe — un AVC ancien, un burn-out tu, des enfants qui partent. Une famille de la classe moyenne française saisie au moment précis où elle doit apprendre à se défaire doucement pour mieux se retrouver.

Un récit sur la grâce fragile des choses ordinaires.


Livre de Jeunesse :
En B04, il y a un bureau tellement en bazar qu'on pourrait y perdre un
élève. Un pingouin en plastique que personne n'explique. Un prof qui boit
son café toujours froid. Et Anna, qui répète « on s'y met » comme un
réveil qu'on ne peut pas éteindre.
Nous, c'est Anaël, Luc et Léana. On est en ULIS — un endroit du collège
où on apprend autrement. On nous colle des étiquettes, parfois. Des mots
compliqués pour dire qu'on ne rentre pas dans les cases. Mais
franchement, qui a envie d'y rentrer ?
Et puis un jour, un nouveau débarque. Thomas. Ballon de foot sous le
bras. Il ne dit bonjour à personne. Il pense que l'école ne sert à rien.
On connaît. On était pareils. Enfin, presque.
Chacun raconte à sa manière.